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10/09/2017

Commentaires

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patricia

Bonjour Isabelle,
c'est tout-à-fait ce que je ressens: se rapprocher, voire se confronter à la nature, aux éléments. Je me sens pleinement vivante en mer bien que je ne sois pas allée très loin!Le danger, les imprévus, les solutions à trouver, être en mouvement tout le temps ou presque. Mon homme renonce au voyage sous prétexte que c'est"chiant" de traverser l'atlantique ( 3 à 4 semaines à voir que de la mer), que c'est juste une image "romantique"! d'où mon dilemme, car moi, j'ai furieusement besoin de me rapprocher de Dame Nature :-)

isabelle

@ Patricia : de nombreuses voies existent pour se reconnecter à la nature, la mer est l'une d'entre elles, probablement, mais pas automatiquement. Je connais des personnes qui naviguent mais restent quelque part citadins et mécanistes lorsqu'ils naviguent. Il y en a qui s’ennuient en traversée, et qui pourtant voyagent, car les traversées ne représentent qu'une petite fraction du temps dans une vie de voyage. Il y a peut-être autre chose dans le renoncement de ton homme.
Par ailleurs, renoncer au voyage lointain n'implique pas nécessairement de renoncer à la mer, à la vie au contact de la nature. Il y a peut-être autre chose dans ton dilemme....


sylvie

Quel beau sujet que celui de la supériorité de la rusticité sur le confort ! Je pense que c'est parce que tu as connu le confort et que tu as choisi la rusticité que tu peux l'évoquer comme cela ! Tu as bien choisi le mot rusticité et pas précarité et confort et pas luxe .. toute la différence semble pour moi dans cette nuance. Les gens précaires aspirent à du confort... et je les comprends ... le confort rassure... le confort sécurisé plus besoin de penser à comment on va finir le mois ... et à la fois je comprends aussi que d'autres formes de vie peuvent être envisagées qui arrivent aux mêmes effets ne pas angoisser pour savoir si on pourra nourrir ses enfants dans le mois !
Moi ce qui m'indigne au plus haut point, c'est quand les personnes vivent dans la démesure. Amassent sur le dos des autres ... on en reparle si tu veux.
Sylvie

isabelle

@ Sylvie :
Ta réaction me ramène à un des fondements de ce blog réflexif : oui, je pars du point de vue de l'occidental-e prospère (que je suis) et c’est sans doute à ce monde-là que je m'adresse, pour l'interpeler.

Tes remarques me renvoient aussi à une de mes interrogations récurrentes : quel est le niveau de "assez”? Je posais la question dans un texte précédent à propos de capital et de revenus (“La Peur De Manquer”) et elle se pose aussi, bien sûr dans le registre du confort.

L’aspiration (anthropologique?) au confort qui est parfaitement compréhensible et même légitime ne rencontre pas de limite naturelle, malheureusement.

Moi aussi je suis indignée par la démesure en matière d'amassement et en matière de luxe. S'indigner de la démesure est nécessaire … et facile. Plus ardue est la quête pour soi-même d'un niveau de confort équitable à l'échelle de la planète et de l'humanité.

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